La recherche

La recherche au Pavillon Bosio

La recherche a été inscrite au projet d’école dès sa création. La place qu’elle occupe dans le cursus répond à la volonté d’associer une dimension scientifique au volet pédagogique. 

La recherche au Pavillon Bosio se déploie selon plusieurs modalités :

Par l’élaboration d’Ateliers de Recherche et de Création en Art & Scénographie et de projets partenaires, qui servent de socle au travail d’investigation plastique et théorique de l’ensemble des étudiants et plus particulièrement ceux de la phase projet (4e et 5e années). 

Par l’invitation régulière d’artistes et de théoriciens pour des conférences, séminaires et workshops.

Par l’organisation d’un colloque annuel, événement qui se prolonge par l’édition de la revue Pavillon.

Par la création de programmes de recherche :

▶ De 2012 à 2015, et dans le prolongement du travail mené en 2011/ 2012 autour des arts de la scène, le programme de recherche « Object off Stage » 
a interrogé la place de l’objet sur scène. Comment l’objet intervient-il sur scène aujourd’hui ? Quelles fonctions recouvre- t-il et quelle esthétique produit-il à l’heure des associations entre animé et inanimé, bricolage et production de masse, fétichisme et déni de la matérialité ? Telles étaient les différentes questions qui l’ont traversé. L’UDK de Berlin, la Toneelacademie de Maastricht, l’ENSAV – La Cambre à Bruxelles en ont été des acteurs, au cours de sessions de travail qui réunissaient
 les étudiants de chaque école, ainsi que de nombreux intervenants. Ce programme s’est développé à partir de perspectives théoriques comme de l’analyse des expérimentations menées par les étudiants en Master et en post-diplôme. Il a donné lieu à l’organisation d’un colloque, suivi de la publication du numéro 5 de la revue Pavillon, intitulé « L’Objet scénique ».
 
▶ De 2015 à 2017, le programme « Habiter l’exposition » a été mis en œuvre. Il
a poursuivi et approfondi les recherches 
et expériences entamées, depuis plusieurs années, autour des formats de l’exposition. En rupture avec une conception classique du musée, l’idée d’habiter l’exposition traduit une vision dynamique, temporelle, vivante et sociale de la relation entre l’œuvre et les spectateurs. Des projets pratiques ont été développés jusqu’à leur réalisation et présentation
 au public. Ce programme a englobé des séminaires, des workshops, des expositions, le colloque annuel de l’ESAP (La Place des corps) et des publications. Autour de moments de réflexion et de mise en perspective historique et théorique, il a fédéré d’une part l’Université Paris-Sorbonne (Paris 4) et l’ESA d’Avignon, d’autre part le NMNM (Monaco), seul ou avec le Master Exerce Études chorégraphiques de l’Institut Chorégraphique International (un partenariat avec l’Université Paul-Valéry – Montpellier), et enfin le MAMAC (Nice).

▶ De 2017 à 2019, le programme porte sur l'animal dans l'exposition et les arts vivants. Il interroge aussi bien les processus artistiques que les oeuvres produites. Il s'est concrétisé dans un premier temps au travers d'une collaboration avec le Master pro "L'art contemporain et son exposition" de l'Université Paris-Sorbonne (Paris 4), pour le commissariat et la scénographie d'une exposition fictive, Humanimal, dont une édition retrace tous les aspects. La philosophe et éthologue Vinciane Despret est intervenue par ailleurs sur les enjeux esthétiques, éthiques et scientifiques liés à la présence de l'animal dans des projets artistiques, ce dans la perspective du colloque annuel de l'ESAP, intitulé Still Alive (décembre 2018).  

Par la valorisation des pratiques expérimentales, en accompagnement des apprentissages et au travers des temps de travail personnel. Ces moments sont également l'occasion, lors de rendez-vous avec les enseignants, de favoriser un dialogue spontané s'articulant autour de formes, de situations et d'accrochages, où l'expérience sensible et l'intuition participent pleinement de la construction d'une pensée cohérente.